1er mai Fête du travail : Mieux respecter le droit des handicapés au travail.

harcèlement professionnel
août 24, 2021

Place des handicapés le 1er Mai

Ce sont des réflexions très importantes pour le moment présent et pour l’avenir. Cela fait maintenant plusieurs années que les gouvernements ne prennent pas sérieusement en considération le monde du handicap, alors qu’au contraire nous lisons de toutes parts combien ils ont été bons pour leurs propres intérêts .

Le 1er mai et la fête du travail 

Il s’agit d’une fête mondiale célébrée chaque année et qui vise à commémorer l’engagement du mouvement syndical et les réalisations économiques et sociales des travailleurs. La fête du travail est reconnue dans de nombreux pays du monde, elle a été abolie à différentes périodes historiques, même dans les États où elle était célébrée depuis des années (par exemple en Italie pendant les vingt ans de fascisme), puis réaffirmée comme une fête qui concerne toute la nation.

2012 est une année particulière pour notre nation et pour l’Occident technologisé en général, et cet anniversaire, toujours très sincère, nous oblige à réfléchir davantage sur l’état du travail en Italie et dans le monde, ainsi que sur le rapport qui existe encore (là où il y en a, et s’il y en a) entre les travailleurs et le syndicat qui a fait de cette fête son rempart. Les travailleurs sont de plus en plus précaires et mal protégés, il est donc normal de s’interroger sur le nouveau sens donné à cet événement, qui est né pour célébrer le travail mais qui, en cette période de crise mondiale, peut être vécu comme un moment de profonde revalorisation et une raison de faire descendre dans la rue d’autres instances liées au travail.

Constitution républicaine italienne sur le travail

Art. 1 L’Italie est une République démocratique, fondée sur le travail. La souveraineté appartient au peuple, qui l’exerce dans les formes et les limites de la Constitution.

Fonder une République sur le travail a été conçu, par les pères constituants, comme un concept essentiel de la dignité humaine du citoyen républicain, coexistant avec la liberté, la justice, le droit/devoir de participer à la vie sociale et politique du pays. Dans notre époque très étrange, tous ces concepts, pierres angulaires du deuxième après-guerre, s’étendent à l’infini, se relativisant virtuellement et se rétrécissant dangereusement dans la réalité vécue et concrète car le travail n’existe pas, la liberté et la justice sont relatives et la participation sociale et politique est déléguée.

Afin de réduire l’ampleur des problèmes qui tournent autour de cette fête, nous voudrions nous concentrer sur la catégorie de travailleurs qui nous touche de plus près, puisqu’il s’agit d’un site dédié, à savoir la catégorie des travailleurs et travailleuses handicapés.

Emploi des handicapés: sujet médiatique

Le journaliste sonde avec intelligence et esprit toute la situation du travail et des travailleurs handicapés en Italie, depuis les lois pour l’insertion des personnes handicapées dans le monde du travail jusqu’à aujourd’hui.

Nous avons aimé une phrase en particulier, et nous la citons pour la partager, mais nous vous recommandons de lire l’article en entier :

“Nous faisons deux comptes, – écrit Bomprezzi – très banals. Si chaque année, au cours des trois prochaines années, cinquante mille personnes souffrant d’un handicap physique, sensoriel ou intellectuel se voyaient offrir une réelle possibilité de placement, nous pourrions simultanément assurer aux caisses de l’État une économie d’autant de pensions d’invalidité. Et nous insérerions dans le marché mondial une petite armée de nouveaux consommateurs, libérés de l’assistance, libérés du besoin”.

Cette phrase nous donne l’occasion de dire que parmi les personnes handicapées, dans cette période historique, nous entendons de plus en plus le raisonnement, plein de peur, selon lequel : … peut-être vaut-il mieux ne pas chercher un emploi car dans la plupart des cas, il est précaire… de plus, il y a le spectre de la retraite. Et si, après avoir renoncé à sa pension (qui est également très faible), il perd son emploi ? Pour être autorisé à percevoir à nouveau sa pension, l’invalide devra recommencer tout le processus de reconstitution de sa situation en matière de pension… Une situation trop dangereuse pour ceux qui survivent à peine.

Il est vraiment pénible de devoir faire des calculs coûts/avantages, basés sur des intérêts économiques pour survivre, étouffant le désir légitime de se sentir épanoui et indépendant malgré les différentes capacités. L’État italien a également désenchanté un autre article important de notre constitution, l’article 3, qui se lit comme suit :

Egalité des citoyens

Art. 3 Tous les citoyens ont une égale dignité sociale et sont égaux devant la loi, sans distinction de sexe, de race, de langue, de religion, d’opinion politique, de conditions personnelles et sociales. Il est du devoir de la République de supprimer les obstacles d’ordre économique et social qui, en limitant la liberté et l’égalité des citoyens, empêchent le plein épanouissement de la personne humaine et la participation effective de tous les travailleurs à l’organisation politique, économique et sociale du pays.

En fait, les choses ne sont pas comme ça. On accuse la crise, la mauvaise politique, etc. etc., mais la réalité des choses est que nous vivons une période de malaise généralisé dont les premiers à payer le prix sont les catégories les plus faibles : les handicapés, les femmes et les enfants (ou les jeunes et les très jeunes).

Le 1er mai 2012 sera un 1er mai avec ces demandes et ces défis, de nombreuses associations de personnes handicapées, de différentes orientations, politiques ou non, s’organisent pour avoir leur espace de visibilité, dans une journée aussi importante. L’initiative traitera de certaines demandes considérées comme pressantes par cette association et toutes, plus ou moins, liées au monde du travail.

Au-delà de toute disquisition plus ou moins rhétorique, il sera important d’être présent dans ces initiatives où seront exposés des arguments importants pour la défense du travail et de tous les travailleurs.