Quels sont les 7 effets graves du surmenage ?

Conseils utiles pour une meilleure ergonomie sur le lieu de travail
août 24, 2021
Absentéisme au travail : causes psychologiques
août 24, 2021

L’idée maîtresse de nombreux employeurs est de réduire les coûts et d’accroître la productivité. D’autre part, de nombreux travailleurs veulent gagner plus de revenus en passant moins de temps ou en subissant moins d’usure. Les uns et les autres peuvent être trompés en croyant que le surmenage est un moyen efficace pour chacun d’atteindre son objectif. Rien n’est plus faux. Il est bien établi que le surmenage, la charge de travail au-delà d’un certain point, réduit la productivité et augmente les coûts à long terme. En effet, un travailleur fatigué est moins performant et il n’est pas rare qu’il tombe malade à moyen ou long terme.

Ainsi, l’employeur devra supporter tout ou partie du coût de cette absence rémunérée. À son tour, du point de vue du travailleur, les heures supplémentaires peuvent générer plus de revenus, mais elles seront préjudiciables à son efficacité et à sa qualité de vie. De plus en plus de voix s’élèvent pour affirmer que le surmenage n’est pas une bonne chose. Cependant, il est très difficile de changer les préjugés. La résistance au changement est énorme. Il semble à tout le monde, à tort, qu’ils vont perdre beaucoup. Cependant, il faut continuer à insister sur le sujet et montrer les graves effets du surmenage.

La dépression, un risque sérieux de surmenage

De nombreuses idées fausses circulent encore sur la dépression. Certaines personnes pensent qu’une personne déprimée doit nécessairement pleurer constamment ou vivre dans une tristesse noire permanente. Bien que cela se produise dans certains cas, la dépression se manifeste également par d’autres symptômes tels que l’irritabilité, l’apathie et une grande démotivation. Une personne qui travaille mécaniquement, se laissant porter par l’inertie, peut être déprimée. Une personne qui est constamment en colère peut être déprimée. Le surmenage y contribue. Le système nerveux souffre du manque de repos et du manque de variété.

Un sentiment d’être piégé apparaît imperceptiblement. On se sent plus seul et plus abattu. Lorsque le travail occupe la majeure partie de notre temps, nous négligeons d’autres activités qui nous enrichissent. Les relations sociales, l’exercice physique, la lecture. Toute activité aide à maintenir une bonne santé émotionnelle. C’est pourquoi il est si important d’apprendre à fixer des limites. Le travail est important pour pouvoir survivre économiquement, même si notre travail enrichit les gens, il apportera aussi du bien-être. Cependant, trouver un équilibre entre travail, repos et activités sera fondamental pour notre bien-être émotionnel.

1. Perte de mémoire

Une journée de travail épuisante est une journée qui a épuisé votre énergie. Vous vous fixez des objectifs à atteindre et vous devez utiliser de nombreuses ressources pour y parvenir. Dans ces conditions, l’angoisse devient un sentiment constant. Dans ces circonstances, il y a une production accrue de cortisol, l’hormone du stress. Il a été prouvé que cette substance affecte les zones du cerveau liées à la mémoire et à l’apprentissage.

2. Difficulté à dormir

Le surmenage et le manque de sommeil sont une combinaison très dangereuse. Malheureusement, ils apparaissent souvent en combinaison. La surcharge de travail vous maintient dans un état de tension constant. À tel point que parfois, vous ne pouvez pas éteindre l’interrupteur et vous endormir. Lorsque nous ne parvenons pas à nous détacher du travail dès que nous passons la porte, il est normal que des problèmes de sommeil apparaissent. Nous sommes envahis par des pensées sur ce qui s’est passé dans la journée ou sur ce qui se passera le lendemain. À ce stade, il est important d’apprendre à faire la différence entre le travail et la vie personnelle.

Le manque de sommeil augmente toutes les difficultés émotionnelles et physiques que le surmenage engendre. Elle vous rend plus déprimé, plus stressé et augmente votre risque de maladie et votre manque de ressources pour la surmonter si elle survient. La pratique de la pleine conscience est une technique qui peut aider à se déconnecter du travail lorsqu’on rentre chez soi. Apprendre que la journée est terminée et que demain n’est pas arrivé nous aidera à rester dans le présent. Il sera ainsi plus facile de profiter de notre foyer ou de nos loisirs sans avoir à se concentrer sur le travail.

3. Douleurs musculaires

Prolonger une activité au-delà des heures prévues par le contrat a également de graves conséquences sur l’appareil locomoteur. Les activités physiques répétitives endommagent le cartilage et les articulations. Ce phénomène est beaucoup plus visible après l’âge de 40 ans. Pour ceux qui travaillent dans un bureau, devant une table, les effets sont tout aussi graves, voire pires. Selon le fondation américaine de la douleur, si une personne reste assise dans la même position pendant plus de 20 minutes, des lésions musculaires se produisent.

L’une des douleurs les plus courantes dont souffrent les personnes qui travaillent en position assise est celle liée au cou. Lorsque nous sommes devant l’ordinateur, nous avons tendance à affaler notre dos et à rapprocher notre tête de l’écran. De cette façon, nous adoptons une posture de tension cervicale qui affecte les muscles, les tendons et la tête. Il est donc important d’adopter des mesures d’hygiène posturale.

4. Problèmes digestifs

Le système digestif est très sensible aux composantes émotionnelles. Il résiste très facilement aux états de stress ou de dépression. En fait, elle y est impliquée. Lorsqu’il y a beaucoup d’angoisse, une sécrétion chaotique de sucs gastriques peut commencer. En outre, les tensions émotionnelles se reflètent également dans l’intestin.

Ainsi, il n’est pas rare que la conséquence d’une période de surmenage entraîne des problèmes digestifs. Encore plus si la surcharge de travail incite à manger quand on peut ou ce qu’on peut. Des problèmes de constipation, de gastrite, etc. apparaissent. À long terme, ces désagréments temporaires ou cette brûlure peuvent se transformer en un problème plus grave.

5. Irritabilité chronique

La dynamique du surmenage peut devenir complètement envahissante. Il arrive un moment où on ne se rend même pas compte que ce n’est pas normal. Vous vous concentrez sur le respect de votre routine, mais pour ce faire, vous devez vivre à la limite de vos forces et terminer chaque journée avec une perte d’énergie supérieure à celle que vous pourrez récupérer.

Même si vous ne le remarquez pas, quelque chose en vous vous dit constamment que ce n’est pas bien. Vous vous lassez souvent et avez du mal à rester de bonne humeur. Vous devenez irritable, même si vous appelez cela perfectionnisme ou responsabilité. Au fond, c’est un cri qui vous dit : Ça suffit, faites une pause !

6. Risque accru de diabète

Le diabète est une maladie très grave, qui a malheureusement le pouvoir de changer la vie de n’importe qui. A son tour, le diabète de type B est étroitement lié au fonctionnement de l’horloge biologique. Ainsi, les emplois du temps chaotiques deviennent un facteur de risque majeur pour en souffrir. Votre qualité de vie change-t-elle trop si vous commencez à travailler selon un horaire régulier ?

Voici les questions auxquelles on va vous demander de répondre. À leur tour, les employeurs doivent se demander s’il vaut la peine de laisser leurs travailleurs s’exposer à de tels dangers. Les patrons et les employés seraient surpris de ce qu’ils peuvent accomplir si, au lieu de promouvoir le surmenage, ils se préoccupaient de trouver un équilibre qui ne mène pas à la saturation.