Quels sont les 3 secrets de la consolidation d’équipe ?

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Il y a un passage merveilleux dans le roman : De bons présages : criminellement traduit en italien avec le titre honteux : Buona Apocalisse a Tutti : un ange et un démon se retrouvent par hasard au milieu d’une bataille de softair organisée comme un exercice de team building pour la direction d’une entreprise. Avant de quitter les lieux, le démon exauce un vœu qu’il a perçu dans l’esprit d’un des cadres impliqués et transforme son fusil softair en une véritable arme de guerre, de même que toutes les autres armes des participants. Le résultat est moins terrible que vous ne l’imaginez, mais c’est un excellent moyen de raisonner sur le fonctionnement des interactions au sein d’un groupe de personnes impliquées dans le même travail. Le livre est excellent pour un certain nombre d’autres raisons, et on le recommande : il traite de la fin du monde, des cavaliers de l’apocalypse, et d’autres choses auxquelles il est bon de réfléchir souvent et profondément. Mais ce n’est pas ce dont on parle ici. La question est la suivante : si votre rêve secret est de faire sauter votre collègue, est-ce vraiment une bonne idée de mettre une arme, même fausse, dans votre main ? Probablement pas.

1. Avant d’organiser un team building, vous devez connaître l’équipe

Les projets de renforcement de l’esprit d’équipe planifiés par la direction sans connaissance adéquate de l’équipe ont tendance à échouer. Au sein d’un groupe se créent des dynamiques complexes, parfois délicates et pas toujours entièrement positives, qu’il convient d’analyser afin d’identifier les activités les plus appropriées pour améliorer la cohésion. Si les rivalités et les inimitiés internes sont un problème au sein d’une équipe, par exemple, la participation conjointe à un projet caritatif pourrait être plus appropriée qu’une simulation de guerre : inviter des factions qui se détestent à se tirer dessus a peu de chances de créer l’harmonie et l’amalgame. Si le problème est le manque de confiance et de communication, quelqu’un pourrait avoir l’idée malsaine de forcer le groupe à faire le genre d’exercices d’un cours de théâtre où l’on s’assoit en cercle et où l’on déclare à tour de rôle ses plus grandes peurs ou l’on s’entraîne à tomber à la renverse dans les bras de l’autre : rien ne pourrait être plus faux. Personne n’aime être obligé de changer son attitude envers les autres, mieux vaut fixer un objectif commun simple et défini, qui ne peut être atteint que par une communication active.

2. Des solutions universelles avec des applications spéciales

Il y a certaines activités qui ont toujours des effets positifs sur la dynamique de groupe, mais même dans ce cas, la gestion de leur déroulement est importante. Parmi les événements de team building qui ne manquent jamais de produire des résultats positifs figurent les moments d’apprentissage partagé et de convivialité. Ateliers liés à l’environnement de travail, cours de perfectionnement, mais aussi show cooking, cours de cuisine et dîners ou déjeuners communs. Partager de la nourriture et partager un intérêt font partie des outils de consolidation d’équipe les plus efficaces, mais même dans ce cas, vous devez être conscient des caractéristiques du groupe et des dynamiques à éviter. Dans un exercice particulièrement raté, par exemple, j’ai participé à un dîner d’entreprise où toute l’organisation de l’événement s’était réduite au choix du lieu et du menu. Dans un bureau composé de personnes qui ne s’apprécient pas, tout cela a abouti à la répétition des mêmes groupes qui se formaient les jours de travail normaux, la seule différence étant que les conversations entre les mêmes personnes sur les mêmes sujets se déroulaient autour de plateaux de canapés et non au bar derrière le bureau. La morale de cette histoire est que si vous voulez stimuler l’interaction entre des personnes de plus de dix ans, il ne suffit pas de les réunir dans une même pièce et de leur jeter de la nourriture : vous devez leur donner une raison de ne pas continuer à s’ignorer. Un dîner moins somptueux, mais peut-être préparé par les personnes concernées dans une cuisine commune, aurait donné de bien meilleurs résultats.

3. Gérer la dynamique de l’ensemble du groupe et non des individus

Dans certains cas, il convient de préciser que le team building ne se substitue pas à la psychanalyse. Un bon exercice de consolidation d’équipe doit tenir compte des caractéristiques de l’ensemble de l’environnement de travail, de ses forces et faiblesses globales, des tendances à encourager et de celles à corriger, mais ne pas se concentrer sur les problèmes individuels. Si deux collègues ne se supportent pas et que cela a un impact négatif sur le travail, la seule solution possible est d’en parler avec les personnes concernées, et non d’organiser une activité spécifique de renforcement de l’esprit d’équipe avec ces deux personnes comme cible évidente. Surtout, gardez à l’esprit que ces événements ont trait à la sphère professionnelle et ne doivent pas envahir brutalement la sphère privée : deux employés ont le droit sacré de se détester malgré tout. En y réfléchissant, qui ne trouverait pas glauque de travailler dans un bureau où l’amitié personnelle entre collègues est considérée comme une obligation professionnelle ? Ce genre de team building est plus adapté à une secte religieuse qu’à une entreprise.

Conclusions

La proposition d’un événement de team building, dans de nombreuses entreprises, ne suscite pas exactement des réactions enthousiastes et, dans bien des cas, la méfiance est facilement compréhensible. Ces expériences, en réalité, méritent une toute autre réputation, mais elles sont souvent associées à l’idée de longs après-midi passés à faire des activités inutiles et souvent embarrassantes, qui sont le résultat d’approches improvisées. S’en remettre à des professionnels est vraiment le seul moyen de profiter des avantages de ces activités sans risquer de commettre les erreurs les plus courantes. Vous pouvez aussi investir des dizaines de milliers d’euros pour transporter tout votre personnel dans un hôtel de luxe, le faire participer à une série d’activités prévues principalement pour divertir la direction et obtenir le résultat stratosphérique de voir la moitié de vos employés démissionner dans les six mois et relire, quelques années plus tard, la chronique de vos échecs sur un blog.