Absentéisme au travail : causes psychologiques

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Saviez-vous que la consultation des e-mails pendant les heures de bureau est une forme d’absentéisme au travail ? De manière générale, la pratique que nous venons de mentionner peut être définie comme une absence délibérée du lieu de travail pendant les heures de bureau. Mais aussi comme un abandon des devoirs, droits et fonctions liés à une mission spécifique. Mais qu’est-ce qui se cache derrière cette attitude ? Pourquoi une personne devient-elle, du point de vue du travail, irresponsable ?

Il s’agit d’un problème très difficile à aborder, car il est extrêmement complexe. En outre, il s’agit d’un phénomène endémique qui ne fait aucune distinction de sexe, de religion ou d’âge, déclenché par divers facteurs, parmi lesquels ceux de nature psychosociale, qui, selon le cas, peuvent varier considérablement. Examinons les causes psychologiques de l’absentéisme au travail.

Types d’absentéisme au travail

D’une manière générale, il est d’usage de classer l’absentéisme au travail selon les typologies suivantes :

  • congés payés ;
  • RTT ;
  • congé sans solde ;
  • congé sabbatique ;
  • congés création d’entreprise ;
  • congé pour service national ;
  • congé pour catastrophe naturelle.

Causes psychologiques de l’absentéisme au travail

Il est important de connaître les causes profondes du problème afin de comprendre pourquoi l’absentéisme est considéré comme une maladie endémique et de découvrir les conséquences qu’il peut entraîner, tant pour l’individu que pour le milieu environnant.

Comme mentionné, les facteurs psychosociaux sont ceux qui expliquent le mieux l’absentéisme au travail. Mais ceux-ci comprennent un grand nombre de variables individuelles.

Dépersonnalisation, faible motivation et faible estime de soi

Au cours des dernières décennies, le travail a cessé d’être une valeur en soi. En d’autres termes, elle a été instrumentalisée au point de perdre également toutes ses valeurs intrinsèques. La redoutable “crise” a transformé de nombreux travailleurs en automates. Leur emploi est le seul moyen pour eux de vivre et de respecter leurs obligations.

Ainsi, en fin de compte, la seule chose qui compte pour le travailleur est son salaire à la fin du mois. Il cesse alors de prêter attention à la performance pour se concentrer davantage sur le travail, essentiellement comme moyen de subsistance. L’effet le plus direct de ce phénomène est la dépersonnalisation du travailleur. Il ne vit pas son rôle comme étant le sien, mais comme un moyen “pour” lui. Parallèlement, une perte de motivation est générée, avec pour conséquence un impact négatif sur l’état d’esprit.

Stress au travail

Actuellement, certaines entreprises adoptent des politiques de production fondées sur la réduction du personnel. Cela signifie qu’ils licencient ou n’embauchent pas de nouveaux travailleurs pour tenter de maintenir les mêmes niveaux de production. Par ce biais, on demande aux travailleurs de supporter une plus grande charge de responsabilités et de tâches en même temps et pour le même salaire.

Le résultat ? La surcharge des tâches sur le lieu de travail, le manque de motivation et le stress professionnel susmentionné. Ce dernier est la principale cause psychologique de l’absentéisme au travail.

Le stress survient lorsqu’il y a un déséquilibre entre ce que l’environnement exige de nous et les ressources dont nous disposons pour répondre à ces exigences. En ce qui concerne le lieu de travail uniquement, l’Organisation internationale du travail (OIT) le définit comme une maladie qui peut “mettre en danger l’économie des pays industrialisés”.

Conséquences du stress lié au travail

Certaines des conséquences du stress lié au travail se manifestent à court, moyen et long terme, en fonction de l’individu et de ses stratégies d’adaptation. Parmi les effets psychologiques, on trouve des difficultés de concentration et de participation, l’anxiété ou la dépression, l’usure cognitive, l’insomnie et même des troubles mentaux.

Les conséquences physiques peuvent se manifester par des altérations cardiovasculaires (hypertension, arythmies) ou dermatologiques (dermatite, alopécie, urticaire). Mais aussi dans les problèmes sexuels (dysfonctionnement érectile, éjaculation précoce) ou musculo-squelettiques (spasmes, tics, tension musculaire).

Ce trouble psychosocial n’est un avantage ni pour les entreprises ni pour les employés. Les entreprises doivent donc aider leurs employés à se débarrasser du stress. Un problème supplémentaire est celui de la simulation. Il s’agit de simuler une maladie ou un trouble pour justifier l’absentéisme. Un phénomène cependant très difficile à prouver et à contrôler.

En conclusion, l’absentéisme au travail est un problème directement lié aux politiques de l’entreprise, à la qualité de l’environnement de travail et au mécontentement des employés. Et comme tout problème, il nécessite des solutions efficaces et intelligentes, d’autant plus efficaces que le cas est spécifique.