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Des chercheurs de l’université de Bergen, en Norvège, ont examiné environ 16 000 personnes pour étudier la relation entre la dépendance au travail, également appelée “workaholisme”, et les troubles psychiatriques.

L’étude, dirigée par Cecilie Schou Andreassen, psychologue clinicienne au département des sciences psychosociales de l’université de Bergen, a révélé que les bourreaux de travail présentent souvent des troubles tels que l’anxiété, la dépression, le TDAH (syndrome d’hyperactivité) et le TOC (trouble obsessionnel-compulsif).

L’étude a été publiée dans la revue PLOS One et a été réalisée avec des chercheurs de l’université de Nottingham Trent et de l’université de Yale.

Comme l’explique le Dr Schou Andreassen, être un bourreau de travail peut donc être le signe de problèmes psychologiques ou émotionnels. Les résultats soulignent l’importance d’analyser les déviations neurobiologiques liées au comportement workaholic. En attendant de nouvelles recherches, il est nécessaire d’analyser si le workaholisme dépend ou non de tels troubles psychiatriques et, éventuellement, de procéder à leur traitement.

Les chercheurs ont identifié 7 critères pour diagnostiquer le workaholisme. Il suffit de calculer, par exemple, la fréquence des événements qui se sont produits au cours de l’année écoulée, avec une note allant de 1 (jamais) à 5 (toujours) :

– pensez-vous souvent à la manière de réduire votre temps libre pour trouver plus de temps pour le travail ?

– passez-vous plus de temps au travail que prévu ?

– si vous travaillez moins, ressentez-vous de la culpabilité, de l’anxiété, une dépression ou un sentiment d’impuissance ?

– ignorez-vous le conseil, donné par d’autres, de travailler moins ?

– êtes-vous stressé si vous ne pouvez pas travailler ?

– accordez-vous la priorité au travail plutôt qu’à un passe-temps pendant votre temps libre ?

– travaillez-vous si dur que votre santé en souffre ?

– si vous avez obtenu un score de 4 ou 5 dans au moins 4 critères, cela signifie que vous souffrez de workaholisme

Comment cesser d’être dépendant du travail ?

Être un bourreau de travail peut causer des dommages à votre santé, ainsi que des complications dans votre vie sociale et vos relations amoureuses. Voici donc une série de conseils à suivre, pour éviter que le travail ne devienne une maladie.

1) Modifiez votre liste de priorités

Afin d’éviter que le travail ne devienne la chose la plus importante de la vie, nous devons le comparer à de véritables priorités, telles que :

– famille : le travail est-il si important qu’il risque le divorce ou ruine votre relation avec vos enfants ?

– santé : êtes-vous prêt à contracter des maladies dues à un trop grand stress ou à mourir avant la retraite juste pour ne pas réduire votre temps de travail ?

– plaisir et paix intérieure : même si vous pensez que vous aimez votre travail, le fait de se concentrer sur un seul type de plaisir peut nous faire perdre la paix intérieure et le plaisir que l’on peut tirer d’un mode de vie équilibré

– l’argent : à quoi bon gagner autant si vous n’avez pas le temps d’en profiter ?

2) Évaluer l’impact de votre travail sur les autres

Demandez-vous à quel point le travail que vous faites compte pour les autres et combien de personnes attendent que vous terminiez à temps. Si la réponse est “aucune”, réfléchissez 2 ou 3 fois avant de continuer.

3) Accepter moins de missions

Dans la mesure du possible, terminez un travail avant d’en accepter un autre, pour éviter d’être submergé par des choses à faire, auxquelles vous auriez pu dire non.

4) Limitez le temps que vous passez au travail

Assurez-vous d’avoir un jour de repos absolu, pendant lequel vous ne devez pas travailler ou penser à des choses à faire. Il est également utile d’avoir un temps de travail fixe, en dehors duquel vous ne devez pas travailler du tout.

5) Soyez flexible sur les délais

Le sérieux dans le travail est essentiel, bien sûr, et, par conséquent, il est juste de respecter les délais, mais ne les anticipez pas. Si quelque chose peut facilement être faite plus tard, ne la faites pas plus tôt !

6) Dans certains cas, limiter la qualité du travail

Il n’est pas toujours nécessaire de faire un excellent travail pour atteindre l’objectif, alors évitez de perdre du temps à perfectionner inutilement un travail.

7) Soyez efficace dans le travail que vous faites

S’il s’agit d’un travail qui prend du temps, essayez d’être très productif dans le temps imparti, sans dépasser vos heures en faisant des choses que vous auriez pu faire en moins de temps.

8) Posez-vous des questions

Demandez-vous : “Si je devais mourir maintenant, serais-je heureux de la façon dont j’ai vécu, ou aurais-je souhaité m’amuser davantage et travailler moins ?” La réponse que vous vous donnez est la clé de tout.

Comme nous l’avons vu, le workaholisme peut entraîner de nombreux problèmes qui affectent vos relations personnelles ainsi que votre santé. Si vous constatez que vous souffrez de workaholisme, essayez donc de faire ce que vous pouvez pour le combattre. En suivant les petits conseils lus ci-dessus, vous comprendrez qu’il est important de “travailler pour vivre”, mais pas de “vivre pour travailler”.